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Albrecht Bouts

Louvain vers 1451/1455 – 1549

Fils puîné du célèbre Primitifs flamand Dirk Bouts, Albrecht Bouts reprend l’atelier paternel à Louvain à la mort de son père en 1475 et maintient la tradition picturale jusque tard au XVIe siècle. Albrecht et son atelier sont particulièrement réputés pour la production en série de peintures de dévotion privée qui répondent à une demande sans cesse croissante des fidèles pour ce type d’œuvres au tournant du XVe siècle et dont le succès dépassera les frontières des anciens Pays-Bas.

Doyen de l’importante Gilde des Drapiers à Louvain, Albrecht Bouts appartient, par son statut et son mariage avec la fortunée Elisabeth Nausnyders, à la bourgeoisie de la ville. En 1492, le peintre et son épouse habitent dans une maison contiguë à la prestigieuse chapelle Notre-Dame-hors-les-murs et le peintre est mentionné comme sacristain de cette chapelle dans un acte de 1504. Il s’agissait d’un édifice important, dans lequel étaient exposés la célèbre Descente de croix de Rogier van der Weyden, aujourd’hui conservée au Musée du Prado à Madrid, et commandée avant 1435 par les membres de la Grande Gilde des Arbalétriers, ainsi que le Retable de saint Georges réalisé pour la chapelle en 1493 par le très réputé sculpteur bruxellois, Jan II Borman. D’après le témoignage de l’historien Jan Molanus (1533-1585), Albrecht Bouts a fait don à la chapelle d’un retable dédié à Notre-Dame. Il s’agit du Triptyque de l’Assomption de la Vierge, aujourd’hui conservé aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, et dont les historiens d’art situent généralement l’exécution entre 1495 et 1500. Le peintre s’est représenté en tant que donateur, accompagné de son épouse, sur le volet droit du triptyque. C’est sur la base de cette effigie du peintre qu’un second autoportrait à pu être identifié en 2011. Il s’agit du Portrait d’Homme au crâne, conservé dans la collection Brukenthal à Sibiu.