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Maître du Saint Sang

Actif à Bruges autour de 1520

Ce maître de l’école brugeoise, actif aux alentours de 1520, tire son surnom des œuvres de sa main qui sont conservées à la Confrérie du Saint-Sang à Bruges. Au vu des œuvres qui, depuis la redécouverte de ces dernières, se sont progressivement ajoutées à son corpus, sa production fut abondante et il est logique de supposer qu’il fut à la tête d’un atelier florissant. Une de ses meilleures œuvres, une Vierge à l’Enfant avec Saints, Prophètes et Sybilles et est conservée à l’Eglise Saint Jacques de Bruges.

En l’absence de toute influence directe de l’œuvre de Gérard David ou d’autres peintres brugeois contemporains (si l’on excepte Memling à qui il reprend souvent la dominante horizontale et l’équilibre souvent symétrique de ses compositions), la question de la formation de ce peintre mystérieux reste sujette à caution. En fait, outre des affinités certaines avec l’œuvre du Maître de la Madeleine Mansi, ses figures féminines participent d’un idéal proche de celui de Quentin Metsijs. Il est donc vraisemblable qu’il reçut sa formation à Anvers, avant de venir dans un deuxième temps s’installer à Bruges. Par-delà l’excellent rendu des textures dont témoignent ses œuvres, le Maître du Saint-Sang accuse souvent une certaine raideur dans le traitement des plis de ses drapés, visible notamment par des plis en bracelet tout à fait spécifiques au niveau des manches. Très caractéristiques également, ses oreilles, souvent haut placées, constituent une sorte de crypto-signature. L’utilisation savante et mesurée d’une forme de chiaroscuro insuffle une vibration silencieuse dans des compositions généralement régies par un esprit de tranquille quiétude.