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Alexander Calder

biographie

1898 Lawnton – New York 1976

Né à la toute fin du XIXème siècle dans une famille d’artistes américaine, Alexander Calder ne se destinait tout d’abord pas à une carrière artistique. Il obtient en effet en 1919 le diplôme d’ingénieur mécanicien du Stevens Institute of Technology. Après avoir travaillé quelques années, il décide finalement de se tourner vers les arts et entreprend des études à la Art Students League à New York. En 1926, il part pour Paris où il créera l’une de ses œuvres les plus emblématiques, Le Cirque, fortement marqué par son expérience de dessinateur suivant le fameux cirque Ringling Bros. and Barnum & Bailey. C’est à ce moment qu’il se met à travailler le fil de fer, matériau qui le suivra tout au long de sa carrière. Dans la capitale, il rencontrera de nombreux autres artistes, Duchamp, Miró, Mondrian ou encore Arp, qui auront une influence de près ou de loin sur son œuvre. Ainsi c’est après avoir rencontré l’artiste néerlandais qu’il se lance dans l’abstraction et commence à réaliser ses premiers mobiles, tout d’abord motorisés, au début des années 30. Sa palette se cantonne d’ailleurs souvent, à partir de ce moment, au trois couleurs primaires ainsi qu’au noir et au blanc. Le terme de mobile est attribué par Duchamp tandis que les sculptures, généralement monumentales et formées de plaques de métal, prennent le nom de stabiles, d’après une expression de Arp.

Peu à peu, Calder se met à réaliser des mobiles qui se meuvent simplement grâce aux courants d’air. Il en est de trois types : ceux posés sur une base stable, ceux fixés au mur et finalement, ceux accrochés au plafond. Progressivement, durant les années 40, les mobiles prennent leur forme si célèbre : des plaquettes de métal peintes, généralement en forme de triangle aux angles arrondis, sont attachées à des perches de fer reliées entre elles par des passants, l’équilibre délicat du tout pouvant être bouleversé à tout moment par le moindre souffle. Le mouvement, présent constamment dans son œuvre, reproduit celui du monde qui nous entoure et de la Nature. Ainsi, Calder se place en totale contradiction par rapport à la sculpture classique, qui est par définition immobile. Par ailleurs, il ne porte le titre de sculpteur que de manière métaphorique, puisqu’il ne procède pas par soustraction de matière mais par addition et assemblage.

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