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Nicolas de Stael

biographie

NICOLAS DE STAËL 1914 Saint-Pétersbourg – Antibes 1955


Nicolas de Staël naît d’une famille aristocrate russe, les Staël-Holstein, un 5 janvier 1914à Saint-Pétersbourg et se donne la mort un 16 mars 1955 à Antibes. Pendant la révolution d’octobre 1917, la famille est obligée de partir en exil en Pologne en 1919 où Nicolas reste orphelin et est confié en 1922 à une famille de Bruxelles, les Fricero avec ses deux soeurs Marina et Olga. Les Fricero le poussent àfaire des études d'ingénieur, qu’une fois accomplies, laissent Nicolas à sa formation de peintre. Après avoir visité les Pays-Bas, où il découvre la peinture flamande et les maîtres néerlandais Rembrandt, Vermeer et Hercules Seghers, il fréquente en 1933 les Beaux-arts de Bruxelles où il suit les cours de dessin antique avec Henri van Haelen.

Il devient ami avec Madeleine Haupert qui, en fréquentant les Beaux arts de Paris, lui fait découvrir la peinture abstraite. Il s'inscrit aussi à l'Académie des Beaux-arts de Saint-Gilles où il suit les cours d'architecture et de décoration qui l’amèneront à la réalisation des peintures murales du pavillon de l'agriculture de l'Exposition universelle de Bruxelles de 1935. Nicolas de Staël voyage dans toute l'Europe : dans le midi de la France et à Paris où il découvre Cézanne, Matisse, Soutine, Braque, Sonia Delaunay, Arp, et Magnelli. Puis il va jusqu'en Espagne où il est impressionné par les paysages, au Maroc et en Italie par les couleurs intenses. La carrière de Nicolas de Staël s'étend sur une quinzaine d’années —de 1940 à 1955 — avec une production de plus d'un millier d'œuvres ; il peint avec frénésie tout comme il détruit certaines de ses pièces. Tourmenté, il se sent aussi libre d’expérimenter, de découvrir les rythmes élémentaires de la nature et de percer les mystères du réel à travers l’abstraction. De 1942 jusqu’à 1950, il se livre corps et âme à la peinture abstraite même s’il aime ne pas être défini comme un peintre abstrait. Il est conscient « que le peintre aura toujours besoin d’avoir devant les yeux, de près ou de loin, la mouvante source d’inspiration qu’est l’univers sensible1 ». En 1952, il confie à Théodore Schempp, un marchand-courtier auquel il envoie des toiles : « Toute ma vie j’ai eu besoin de penser peinture, de voir des tableaux, de faire de la peinture pour m’aider à vivre, me libérer de toutes les impressions, toutes les sensations, toutes les inquiétudes auxquelles je n’ai jamais trouvé d’autres issues que la peinture2».

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