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de jonckheere old masters

Jan Brueghel le Jeune

L’Apparition du Christ à Marie Madeleine ou Noli me tangere

Cuivre : 23,5 x 37,5 cm

présentation

Ce petit cuivre est un très bel exemple de l’art de Jan Brueghel le Jeune. Il représente une scène énoncée par Jean et mettant en scène le Christ et Marie-Madeleine le dimanche de Pâques. Cette formule latine que l’on retrouve dans la Vulgate de Saint Jérôme, signifie « ne me touche pas » ou « ne me retiens pas ». Marie-Madeleine, pleurant la disparation du Christ se retrouve face à lui sans le savoir : elle le prend pour un jardinier. Jésus lui dit : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour un autre, elle lui dit : « Seigneur, si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis, et je l'enlèverai. » Dans cet épisode, Jésus empêche Marie-Madeleine de le toucher : il doit d’abord monter auprès de Dieu le Père. Puis Marie-Madeleine dit aux disciples : « J'ai vu le Seigneur et voilà ce qu'il m'a dit. »

La grande beauté de ce cuivre réside sans nul doute dans la posture de la Sainte s’apprêtant à toucher le Christ. Lui, dans une posture résolument délicate et drapé dans son manteau rouge, la repousse d’une main. La scène se tient dans un charmant paysage traditionnel, ouvrant sur une ville évanescente à l’arrière-plan. Tandis que ce dresse au premier plan une splendide nature morte faite d’artichauts déposés dans une brouette, de petits personnages déambulent ça et là dans la composition. De petit format et de facture néanmoins aboutie, cette composition séduit par sa touche libre, enlevée, et ses couleurs vives et précieuses.

Ce cuivre peut être rapproché de la version sur bois conservée à Brême et dont les figures sont données à Rubens. Il est daté de la fin des années 1630. La composition est aussi connue d’un autre panneau issu d’une collection d’Hambourg et passé en vente à Cologne en 2005. Enfin, on retrouve une composition similaire à San Francisco où les personnages centraux sont donnés de la main d’un peintre de l’atelier de Rubens. Enfin, la partie centrale des deux figures a été reprise dans un tableau monumental de l’atelier de Rubens et conservé au Rijksmuseum.

Provenance :
Collection privée, France.