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de jonckheere old masters

Ferdinand Van Kessel

Singerie: Fête et danse villageoise devant une auberge

Cuivre : 34 x 40 cm

présentation

C’est encore une fois sur le ton de la satire que ce peintre se plaît à relater les travers de la société de son temps. Pour ce faire, il remplace les êtres humains par des singes, symbole de la bêtise et d’une certaine décadence des mœurs. Comme les singeries de Brueghel le Jeune ou de Teniers, celle-ci se singularise par une gamme chromatique tendre et brillante, un modelé presque caricatural et des couleurs appliquées de manière très moderne.

Kessel réalise ici une composition à la fois burlesque et facétieuse qui stigmatise avec finesse la société de l’époque en reprenant les topoi phares de son temps comme la traditionnelle fête villageoise devant une auberge. En effet notre scène prend place dans un de ces paysages typiques du plat pays, où villageois et villageoises se retrouvent pour fêter, danser, boire et faire bombance. Dressée devant l’auberge, une tablée de joyeux compères observe les pas de danse de quelques enthousiastes qui s’agitent au son d’une cornemuse. Devant eux, un maraîcher vend les fruits de sa dernière récolte, tandis que derrière l’auberge se prépare une bagarre entre fêtards éméchés.

Passé jadis par les plus beaux cabinets de peinture, le genre de la singerie continue à ravir les amateurs d’images cocasses et populaires comme les puristes de la tradition flamande. Dans une composition d’un beau format, alliant anecdote sociale, satire morale et qualité esthétique indéniable, cette singerie est un digne de l’un des plus grands maîtres du genre.

Provenance :
Collection privée.